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Caisson Sea & Sea DX-D200

Underwater Photography Magazine - Juillet/Août 2006




DX-D200 housing. ©JP Trenque, 2006

 

 

DX-D200 housing. ©JP Trenque, 2006

 

 

Easy access to the memory card on the DX-D200.  ©JP Trenque, 2006

 

 

DX-D200 port locking mechanism.  ©JP Trenque, 2006

 

 

DX-D200 housing. ©JP Trenque, 2006

 

 

DX-D200 housing. ©JP Trenque, 2006

Au bon vieux temps de la photographie argentique, il était possible d’acheter un appareil, un caisson et des hublots et d’en profiter pendant quelques années avant de devoir considerer un remplacement. Et franchement, c’est ce que je pensais quand j’ai acheté mon D100 et caisson Sea & Sea en mai 2003. Puis le D70 est apparu, vite suivi par le D2X et maintenant le D200.

Les premiers essais du D200 etaient tellement enthousiastes que l’hémisphère droite de mon cerveau m’a poussé à me lancer, tandis que l’hémisphère gauche essayait de touver des excuses du genre “mettre à jour maintenant évitera trop de depreciation sur le D100”. Si seulement ! Donc en Janvier cette année, j’ai acheté le boitier. Je vais essayer de resister à la tentation de décrire en detail les qualities du D200. De toute façon, vous les connaissez probablement déjà.

Pour moi, le choix de caisson était evident. Comme j’avais déjà du materiel Sea & Sea, je devrais soit rester en Sea & Sea, soit trouver un caisson qui offrirait des hublots et domes compatibles. Vous avez dit “standard” ? Quand Alan James, le distributeur Grande-Bretagne m’a appelé au début du printemps pour m’annoncer qu’il y avait une liste d’attente, il fût suffisemment persuasif pour que mon nom soit ajouté à la liste. Plusieurs amis optèrent pour d’autres marques et ce fût la course au premier caisson commercialisé. Je n’ai pas gagné, mais quand j’y repense, je suis content d’avoir attendu un peu.

J’ai maintenant joué pas mal avec dans les eaux britanniques et en mer Rouge. Voici mes premières impressions.

Ma réaction initiale, quand le colis est arrivé fût une surprise de voir à quel point le paquet était compact et léger. Sea & Sea ont enlevé l’imposante base métallique des caissons reflex numériques précédents et les poignées sont maintenant attachées directement sur le corps alu. Oui, aluminium, avec un revêtement alumite noir. Fini la résine avec un capot translucide.

Contrairement au caisson DX-D100 qui ressemblait plutôt à une grosse boite carrée dans laquelle on pouvait mettre n’importe quoi, le DX-D200 est construit pour que l’appareil tienne sans sans trop d’espace vide autour. En fait, sa forme ressemble à celle des caissons F90x et F100. Une si petite taille le rend plus facile à transporter en voyages, sutout que le poids combiné caisson + boitier est 1.3kg plus léger que l’ensemble D100 + caisson, malgré un boitier plus lourd. Lors de mon dernier voyage en Egypte, le tout tenait aisément dans le petit sac à dos que j’avais en bagage à main. Il y a malheureusement un prix à payer pour une telle légèreté et les gars de Sea & Sea n’ont pas réussi à tromper ce bon vieux Archimède, comme nous le verrons dans un moment. Pour finir à propos de l’aspect général du caisson, l’argenté brillant a fait place au noir mat, probablement pour plaire aux plongeurs techniques !

Quand j’ai acheté le D100, j’aimais assez l’idée de voir à travers la paroi du couvercle pour être certain qu’il n’y avait pas d’entrée d’eau. Maintenant, un detecteur de fuite electrique avec un voyant rouge fait ça pour moi. Les 2 lamelles du détecteur sont enfermées dans un petit tube qui emprisonne la goutte d’eau, assurant une alerte continue même si la fuite est minimale.

La mise en place de l’appareil est facile, grace au méchanisme de blocage qui figurait déjà sur les caissons précédents. Une plaque vissée sur le support trépied du boitier contient à la fois le sabot de fixation du boitier dans le caisson et le méchanisme de contrôle (M/S/C) de mise au point. Ce méchanisme à l’air plus robuste que celui du D100. Dans le passé, je l’enlevais toujours quand j’utilisais le D100 de peur de le casser, mais celui-ci peut rester en place, surtout qu’il ne prévient pas les changements de batteries.

Le dos du D200 dépasse du caisson ouvert pour permettre l’accès à la carte mémoire et aux connecteurs cables sur le côté de l’appareil. En dessous du boitier il y a un méchanisme de blocage de hublot. Bien qu’il empêche de changer les objectifs du D200 sans ouvrir le couvercle, je connais un photographe qui a récemment regretté l’absence de ce verrouillage sur une autre marque de caisson D200, lorsque son dome s’est dévissé !

Le couvercle se ferme par 2 clips double-action, contrairement aux 4 que l’on trouvait sur le DX-D100 et DX-D70, ce qui rend désormais l’ouverture plus facile. 2 petites aiguilles empêchent un mauvais alignement accidentel du couvercle. Ça sent la bonne ingénierie.

Les poignées sont bien placées pour accéder au déclencheur et au levier AF-Lock, même pour de petites mains. Elles contiennent aussi les attachements pour les bras de flash. Contrairement à certaines autres marques, il n’y a pas de troisième attachement flash sur le caisson pour la photo en mode vertical. Tant que nous touchons au suject des flashs, le DX-D200 est vendu avec 2 connecteurs de cable déjà branchés. Le mien est arrivé avec 2 type N à 5 broches, bien que Sea & Sea annoncent qu’il est normalement vendu avec un connecteur 2 broches et connecteur 5 broches. Il est également possible d’installer un convertisseur TTL en option.

Des commandes sont disponibles pour la plupart des fonctions du D200 : On/Off, déclencheur, molettes de commande principale et secondaire, bouton de compensation d’exposition, bouton de mode d’exposition / formattage, molette de mise au point / zoom, bouton de balance des blancs, de qualité d’image,  de sensibilité ISO, bracketing, bouton d’effacement / formattage, de revue d’image, tous les bouton à gauche de l’écran LCD (menu, etc...), molette de sélection du mode auto-focus, boutons du multi-sélecteur, boutons et leviers des commandes AF-ON, AE/AF et choix de la zone d’exposition.

Les commandes suivantes ne sont pas accessibles :

  • Le fameux bouton de synchro deuxième rideau qui est bizarrement placé à gauche du viseur. Dommage
  • Le bouton de commande paramétrable par l’utilisateur (à droite de l’objectif). Ça aurait pu être pratique.
  • La commande d’expositions multiples / timer qui est assez difficile à accéder (bouton  + bague à tourner). Bof...
  • Il n’est pas possible de verrouiller le multi-sélecteur à droite de l’écran LCD. Big deal !

Tous les poussoirs sont précis et Sea & Sea à offert le possibilité de bloquer certains d’entre eux en position appuyée. J’ai trouvé celà très utile, car un bon nombre d’opérations sur l’appareil requièrent l’appui d’un bouton pendant qu’une molette est tournée. Par exemple, pour changer de 100 ASA en 400 ASA on peut appuyer sur la commande ISO et le bloquer pour ensuite tourner la molette de commande. Plus besoin de 2 mains. Ce qui est moins sympa, c;est qu’il est facile de bloquer les boutons accidentellement, ce qui empêche de prendre une photo. J’ai moins aimé certaines molettes, telle la commande d’ouverture en bas à droite du caisson qui avait tendence à ne pas bien accrocher la molette du boitier. Mais je pense qu’un petit ajustement résoudra vite le problème. Le levier du déclencheur est très tactile, même avec des gants. Il est facile de sentir quand l’appareil fait la mise au point et quand il déclenche.

Le viseur s’est amélioré depuis le DX-D100. Il a un rapport optique de 0,66 ce qui, selon Sea & Sea, permet au photographe de voir l’ensemble du viseur de l’appareil. En realité, j’ai été déçu de toujours avoir à bouger l’oeil pour voir l’ensemble de l’image. En revanche, il est nettement plus facile de revoir les résultats sur le D200 que sur le D100, grace à l’énorme écran LCD. Bien évidemment, le caisson est équipé d’une grande fenêtre.

J’ai mentionné Archimède un peu plus haut. Bien que le caisson soit très léger hors de l’eau, il est également très compact et donc un peu lourd en plongée. Il est légèrement négatif avec le boitier, un objectif 10.5mm et le dome fisheye (sans flash) et le dome a tendence à tirer un peu vers le haut. Si vous utilisez le 105mm avec le hublot et la bague d’extension, vous pourrez enlever un bon kilo à votre ceinture ! Tenez le d’une main pendant que vous guettez un poisson pour un moment et vous développerez les muscles de l’avant bras ! Le poids apparent est comparable à celui du caisson F90x. Je ne l’ai pas trouvé inconfortable, mais un petit flotteur sur les bras du flash serait bienvenu.

En résumé, je suis ravi de mon achat. Le caisson DX-D200 n’est pas encore la panacée du fait de son viseur et de certaines commandes, mais il a un rapport qualité/prix très compétitif par rapport à d’autres caissons métalliques et se comporte superbement sous-l’eau. Oh, et il a aussi  un look serieux !

 


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